Légionelle en eau chaude collective, obligations des syndics et ERP

Technicien relevant la température d'un ballon d'eau chaude collectif en chaufferie d'immeuble

Surveillance des légionelles, qui est concerné

Légionellose, cas notifiés en 2024

63 %

des cas notifiés sans exposition à risque rapportée par la déclaration obligatoire

Taux de notification pour 100 000 habitants

Provence-Alpes-Côte d'Azur3,9

Auvergne-Rhône-Alpes3,7

Moyenne nationale2,8

LEGIO-DOM

Étude lancée en octobre 2024 pour mesurer la part des cas liés aux réseaux d'eau à domicile

Aérosols

La contamination passe par l'inhalation de microgouttelettes d'eau contaminée.

Ce que ça change pour un gestionnaire. Le régime applicable dépend de deux questions. Le bâtiment reçoit-il du public ? Son eau chaude collective alimente-t-elle des douches ou d'autres points à aérosols ? Source, Santé publique France, bilan 2024.

Une douche tiède dans un hôtel, un vestiaire de gymnase, la colonne d’eau chaude d’une résidence de soixante logements. Même bactérie, la légionelle, même eau chaude collective, mais pas du tout les mêmes obligations.

La confusion est fréquente. Un syndic peut croire qu’il doit faire analyser l’eau chaque année, comme un hôtel. À l’inverse, les ERP concernés y sont tenus depuis 2010, 2011 ou 2012 selon leur catégorie. Entre les deux, le risque sanitaire, lui, est bien réel.

Ce guide fait le tri. Ce que les textes imposent aux ERP, ce qu’ils attendent d’un syndic, les températures à tenir. Puis l’évaluation des risques à boucler avant 2029 et la conduite à tenir quand une analyse dépasse le seuil.

Pour les travaux sur le réseau (bouclage, purges, canalisations), notre page plomberie à Vitrolles et en PACA détaille ce que nous prenons en charge.

La réponse courte : la surveillance réglementaire vise les établissements recevant du public dont l’eau chaude collective alimente des points d’usage à risque. Les immeubles d’habitation relèvent d’un autre régime, fait de prévention plutôt que d’analyses obligatoires.

Type de bâtimentSurveillance légionelles (arrêté du 1er février 2010)Températures (arrêté du 30 novembre 2005)Évaluation des risques (arrêté du 30 décembre 2022)
Établissements de santé, médico-sociaux, EhpadOui, fréquences renforcéesOuiObligatoire avant le 1er janvier 2029
Hôtels, résidences de tourisme, campingsOuiOuiObligatoire avant le 1er janvier 2029
Gymnases, piscines, écoles, internats, crèchesOui, si douches ou points à aérosolsOuiObligatoire avant le 1er janvier 2029
Autres ERP avec points d’usage à risqueOuiOuiFacultative, hors liste de l’arrêté
Copropriétés et immeubles d’habitation collectifsNonOuiFacultative

Le critère décisif est le point d’usage à risque. L’arrêté le définit comme tout point accessible au public qui peut produire des aérosols d’eau chaude : douches, douchettes, bains à remous ou à jets. La légionelle se transmet par inhalation de ces microgouttelettes d’eau contaminée.

Le risque n’est pas abstrait, surtout dans notre région.

Les chiffres nationaux placent la PACA en tête. D’après Santé publique France (Légionellose en France, bilan des cas notifiés en 2024), 1 939 cas ont été notifiés, avec une létalité de 9 %. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur affichait le taux de notification le plus élevé du pays, 3,9 cas pour 100 000 habitants. Pour un gestionnaire des Bouches-du-Rhône, ce n’est pas un sujet lointain. Santé publique France

Ce que l’arrêté du 1er février 2010 impose aux ERP

Arrêté du 1er février 2010, articles 3 et 4

Un seuil à tenir en permanence, et une trace écrite de chaque contrôle

Sous la limite de détection

Objectif en établissement de santé, aux points accessibles aux patients les plus vulnérables

Moins de 1 000 UFC/L

Objectif à tous les points d'usage à risque des autres ERP concernés

1 000 UFC/L et plus

Mesures correctives sans délai pour rétablir la qualité de l'eau et protéger les usagers

Dénombrement de Legionella pneumophila par un laboratoire accrédité COFRAC

Le fichier sanitaire contient

  • 1Le descriptif des réseaux d'eau chaude
  • 2Les opérations de maintenance
  • 3Les relevés de température
  • 4Les résultats d'analyses

Qui en répond. Le responsable des installations, c'est-à-dire le propriétaire, le directeur de l'établissement ou l'exploitant à qui cette responsabilité a été confiée par contrat. Le fichier reste à la disposition de l'ARS.

L’arrêté du 1er février 2010 fixe la surveillance des légionelles dans les installations collectives de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire. Il vise les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, et les établissements pénitentiaires. S’y ajoutent les hôtels et résidences de tourisme, les campings et les autres ERP dotés de points d’usage à risque. Il a été modifié depuis, il faut donc toujours se référer à sa version consolidée.

Un responsable désigné, une surveillance continue

Le texte confie la surveillance au responsable des installations : propriétaire, directeur de l’établissement, ou exploitant si cette responsabilité lui a été déléguée par contrat. Dans un ERP en location, cette répartition mérite d’être écrite noir sur blanc dans le bail ou le contrat d’exploitation.

L’article 4 fixe l’objectif : moins de 1 000 unités formant colonie par litre (UFC/L) de Legionella pneumophila aux points d’usage à risque. Dans les établissements de santé, le seuil descend sous la limite de détection pour les patients identifiés comme particulièrement vulnérables.

Les points et fréquences minimales hors établissements de santé

Pour les ERP autres que les établissements de santé, l’annexe 2 fixe les contrôles minimaux sur chaque réseau d’eau chaude :

Point de surveillanceAnalyse de légionellesMesure de température
Sortie de production (mise en distribution)Non1 fois par mois
Fond de ballon de production ou de stockage1 fois par anNon
Points d’usage à risque les plus représentatifs, ou à défaut les plus éloignés1 fois par an1 fois par mois
Retour de boucle général1 fois par an1 fois par mois, sur chaque boucle

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes rappelle ces repères dans sa page mise à jour en août 2026 : températures une fois par mois, analyses une fois par an. Les établissements de santé suivent l’annexe 1, avec des relevés de température quotidiens ou hebdomadaires. Ces fréquences sont des minimums : l’ARS peut demander une surveillance renforcée, et le responsable doit la renforcer lui-même après un incident sur le réseau.

Fichier sanitaire et établissements saisonniers

Tout se trace dans le fichier sanitaire des installations : descriptif des réseaux, opérations de maintenance, relevés de température, résultats d’analyses. Il est tenu à disposition des autorités sanitaires. Si un cas de légionellose est relié à l’établissement, l’ARS peut aussi exiger une surveillance renforcée.

Ce qu’on observe souvent dans les établissements saisonniers : le réseau dort tout l’hiver, puis l’eau repart la veille de l’ouverture. L’arrêté prévoit précisément ce cas. Quand le réseau n’a pas servi pendant plusieurs semaines, les prélèvements se font après la purge. Ils ont lieu dans les deux semaines qui précèdent l’accueil du public, pour connaître les résultats avant d’ouvrir. Un hôtel ou un camping qui analyse le jour de l’ouverture arrive trop tard.

La Fédération française du bâtiment invite d’ailleurs les professionnels de l’entretien des réseaux à bâtir leurs contrats d’entretien sur ce texte.

En copropriété, le syndic a-t-il une obligation légionelle ?

Ce que les textes imposent

Un socle d'obligations, sans analyse périodique

  • Arrêté 30/11/2005Températures à respecter sur toute l'installation collective, habitation comprise
  • CSP L.1321-1 et L.1321-4Qualité de l'eau distribuée, mesures correctives et information des usagers en cas de risque
  • Décret décenceÉquipements d'eau chaude en bon état dans les logements loués

Ce que recommande l'ARS

Une routine de prévention à inscrire au carnet

  • Chaque moisRelevé de température en production, retour de boucle et points représentatifs
  • Chaque annéeAnalyse de légionelles par un laboratoire accrédité
  • Chaque annéeVidange, détartrage et désinfection des ballons de stockage
  • À chaque travauxSuppression des bras morts et contrôle de l'équilibrage
Cas déclaré

Quand un habitant développe une légionellose, l'ARS peut demander au syndic ou au bailleur ses résultats d'analyses et la gestion du réseau. Les relevés tenus en amont sont la meilleure réponse.

Pas d’obligation d’analyse périodique, mais une vraie obligation de prévention. Les immeubles d’habitation ne relèvent pas de l’arrêté du 1er février 2010. Cela ne laisse pas le syndic sans responsabilité, loin de là.

Ce que les textes imposent tout de même

Le Code de la santé publique, à ses articles L.1321-1 et L.1321-4, impose de surveiller la qualité de l’eau distribuée. Il impose aussi de prendre les mesures correctives nécessaires et d’informer les usagers en cas de risque. L’arrêté du 30 novembre 2005 fixe les températures à respecter sur toute installation collective, habitation comprise. Et pour les logements loués, le décret décence exige des équipements d’eau chaude en bon état.

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes le résume : syndics, propriétaires et gestionnaires sont responsables de l’entretien et de la maintenance de l’eau chaude collective. Elle rappelle que la responsabilité civile et pénale des syndicats de copropriétaires et des bailleurs sociaux peut être engagée en cas de manquement. Elle peut l’être aussi après un cas de légionellose parmi les habitants.

Ce que recommandent les autorités sanitaires

Concrètement, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes recommande aux syndics et bailleurs :

  • un relevé de température au moins mensuel en sortie de production, en retour de boucle et sur des points représentatifs ;
  • une analyse annuelle de légionelles par un laboratoire accrédité, en fond de ballon, en retour de boucle et en milieu de réseau ;
  • une vidange, un détartrage et une désinfection annuels des ballons de stockage ;
  • la suppression des bras morts et la vérification régulière de l’équilibrage du bouclage.

C’est une recommandation, pas une obligation réglementaire. Mais quand un habitant tombe malade, l’ARS peut solliciter le syndic ou le bailleur pour obtenir les résultats d’analyses et comprendre la gestion du réseau. Arriver sans aucun relevé dans le carnet d’entretien est une position inconfortable. Le carnet tenu par le syndic est justement l’outil pour garder cette trace, comme nous l’expliquions dans notre guide sur l’entretien multitechnique des copropriétés.

Situation type chez un bailleur : un logement reste vacant six semaines entre deux locataires, la douche n’a pas coulé depuis. Le nouveau locataire emménage et prend sa première douche dans une eau qui a stagné. Une purge eau chaude et eau froide avant la remise des clés coûte quelques minutes. Elle a toute sa place dans la remise en état d’un logement entre deux locataires.

Les températures à tenir sur un réseau d’eau chaude collectif

Coupe de principe d'un réseau bouclé

Chaud à la production, chaud jusqu'au retour, tempéré au robinet

55°50°20° ECS 1 2 3 4
1

55 °C minimum

En sortie de stockage dès 400 litres, ou montée en température au moins une fois par 24 heures

2

50 °C en tout point

Dès 3 litres entre mise en distribution et puisage le plus éloigné, retour de boucle compris, tubes finaux exceptés

3

50 °C maximum

Aux points de puisage des pièces de toilette, grâce au mitigeur thermostatique, 60 °C ailleurs

4

Sous 50 °C, à éviter

Une eau chaude qui tiédit dans la boucle favorise le développement des légionelles

Valeurs de l'article 36 de l'arrêté du 23 juin 1978, réécrit par l'arrêté du 30 novembre 2005. Eau froide sous 20 °C, recommandation de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

L’arrêté du 30 novembre 2005 a réécrit l’article 36 de l’arrêté du 23 juin 1978. Il vaut pour les bâtiments d’habitation, les locaux de travail et les ERP. Il concilie deux risques opposés : la prolifération des légionelles quand l’eau tiédit, et la brûlure quand elle est trop chaude.

  • Contre les légionelles : si le réseau dessert des douches ou d’autres points à risque, l’eau reste à 50 °C minimum partout. La règle joue dès que le volume dépasse 3 litres jusqu’au puisage le plus éloigné, tubes finaux d’alimentation exceptés. Dès 400 litres de stockage, l’eau doit sortir à 55 °C ou plus en permanence. À défaut, elle est portée à une température suffisante au moins une fois par 24 heures.
  • Contre les brûlures : 50 °C maximum aux points de puisage dans les pièces destinées à la toilette, 60 °C dans les autres pièces.

En pratique, on produit et on fait circuler l’eau au-dessus de 55 °C. Des mitigeurs ou limiteurs thermostatiques la ramènent ensuite à 50 °C au plus près des douches et lavabos. L’ARS recommande aussi une eau froide sous 20 °C, ce qui suppose des canalisations calorifugées séparément.

Cas fréquent en copropriété : pour réduire la facture d’énergie, la consigne de production est baissée de quelques degrés. Personne ne s’en plaint, l’eau reste agréable au robinet. Mais en retour de boucle, la température passe sous 50 °C, en plein dans la plage où la bactérie se développe. Un projet de rénovation énergétique en copropriété qui touche à la production d’eau chaude doit intégrer ce point dès la conception.

Évaluation des risques avant 2029, qui doit la faire ?

Arrêté du 30 décembre 2022

Une échéance fixe, puis un cycle de six ans

1er janvier 2023

Entrée en vigueur de l'arrêté

Octobre 2026

Moins de trois ans pour diagnostiquer, budgéter et corriger

1er janvier 2029

Évaluation réalisée et informations transmises à l'ARS par le propriétaire du réseau

Tous les 6 ans

Mise à jour minimale, et après tout dysfonctionnement

10 m³ par jour

En dessous de ce volume moyen, ou sous 50 personnes desservies, l'arrêté ne s'applique pas

Légionelles et plomb

Les deux risques que l'analyse doit identifier en priorité, avec un rapport daté et signé

Le propriétaire du réseau intérieur de distribution d’eau, dans une liste précise d’établissements, avant le 1er janvier 2029. C’est le volet le plus récent du sujet, issu de l’arrêté du 30 décembre 2022 qui transpose la directive européenne sur l’eau potable.

Les établissements concernés

L’évaluation des risques est obligatoire dans :

  • les établissements de santé et les établissements sociaux et médico-sociaux ;
  • les logements-foyers ;
  • les crèches, haltes-garderies, centres de loisirs et accueils collectifs de mineurs ;
  • les écoles, collèges, lycées, internats et résidences universitaires ;
  • les piscines, stades et gymnases ;
  • les hôtels, résidences de tourisme et campings ;
  • les établissements pénitentiaires.

Les installations qui fournissent moins de 10 m³ par jour en moyenne ou desservent moins de 50 personnes en sont exemptées. Pour les autres ERP (centres commerciaux, gares, bars, restaurants) et pour les immeubles d’habitation collectifs, la démarche est facultative. Les installations privatives à l’intérieur des logements sont exclues.

En quoi elle consiste

L’évaluation commence par une analyse des risques, confiée à un professionnel compétent en réseaux d’eau sanitaire. Elle comprend une revue documentaire, au moins une visite sur site et un rapport daté et signé, avec constats et recommandations. Elle porte notamment sur la prolifération des légionelles et la dissolution du plomb.

Une surveillance de la qualité de l’eau est ensuite mise en place selon les risques identifiés. L’évaluation se met à jour au moins tous les six ans. Avant le 1er janvier 2029, le propriétaire transmet aussi à l’ARS les mesures prises contre les risques et pour remplacer les éventuels composants en plomb.

Un établissement qui attend 2028 pour lancer l’analyse découvrira peut-être des travaux à planifier en urgence. Mieux vaut l’engager tôt, quand les recommandations peuvent encore s’intégrer au budget de travaux.

Que faire quand une analyse dépasse le seuil ?

Résultat hors seuil

Protéger d'abord, corriger ensuite, prouver enfin

Sans délai

Supprimer l'exposition

  • Restreindre les douches et points à aérosols concernés
  • Poser des filtres anti-légionelles aux points d'usage
  • Informer les occupants par affichage et courrier

48 heures minimum

Contrôle après choc

Une analyse au moins 48 heures après un traitement de choc vérifie son effet immédiat.

2 à 8 semaines

Nouvelle campagne

Après les mesures correctives, elle confirme que la cause a bien été traitée.

Contamination persistante

Diagnostic du réseau par un bureau d'études qualifié, par exemple certifié QB24 par le CSTB, puis travaux correctifs.

Agir sans délai sur deux fronts : protéger les usagers, puis rétablir la qualité de l’eau. L’arrêté de 2010 impose aux ERP des mesures correctives immédiates, et les ARS détaillent une conduite à tenir qui vaut aussi pour l’habitat collectif.

Supprimer l’exposition

  • restreindre l’usage des douches et points à aérosols concernés ;
  • poser des filtres anti-légionelles aux points d’usage le temps du traitement ;
  • informer les occupants par affichage et courrier : nature du risque, précautions, actions en cours.

Rétablir la qualité de l’eau

Il faut ensuite chercher la cause : températures relevées sur tout le réseau, équilibrage du bouclage, pompe de recirculation, bras morts, état des ballons. Une désinfection du réseau peut être nécessaire. Le traitement se vérifie par une analyse au moins 48 heures après un choc. Une nouvelle campagne suit deux à huit semaines après les mesures correctives.

Si la contamination persiste, l’ARS conseille de faire appel à un professionnel qualifié pour diagnostiquer le réseau. Les bureaux d’études certifiés QB24 par le CSTB disposent de cette compétence reconnue. Le diagnostic dit ce qui ne va pas, puis il faut des entreprises capables de réaliser les travaux qui en découlent.

Toute détection, même sous le seuil, signale un dysfonctionnement. Un résultat à 500 UFC/L n’est pas une alerte réglementaire, mais c’est un avertissement à ne pas classer sans suite.

Ce qui fait vraiment dériver un réseau d’eau chaude

Lire un réseau qui dérive

Chaque cause laisse une trace mesurable, et appelle un geste de travaux précis

CauseCe qui la révèleCorrection

Boucle déséquilibrée

Ce qui la révèle

Retour de boucle sous 50 °C

Correction

Équilibrage, organes de réglage, pompe de recirculation vérifiée

Bras mort après travaux

Ce qui la révèle

Plan du réseau confronté au terrain

Correction

Suppression du tronçon inutile

Consigne de production baissée

Ce qui la révèle

Sortie de stockage sous 55 °C

Correction

Consigne rétablie, mitigeurs thermostatiques côté usagers

Points d'eau peu utilisés

Ce qui la révèle

Analyse au point d'usage

Correction

Purges hebdomadaires, ou suppression du point inutile

Mesurer, puis corriger

Le laboratoire constate, le professionnel qualifié diagnostique, l'entreprise de travaux corrige. Trois rôles distincts, un même carnet pour les suivre.

Sur un réseau d’immeuble, la légionelle est rarement un problème de laboratoire. C’est un problème d’hydraulique : elle s’installe là où l’eau tiédit ou s’arrête de circuler. Les analyses constatent, les travaux corrigent.

Trois erreurs qui reviennent souvent

Croire que le ballon suffit. Une production à 60 °C ne garantit rien si la boucle est mal équilibrée. Les étages éloignés peuvent alors recevoir une eau tiède, ce que le relevé en retour de boucle fait apparaître.

Oublier les bras morts créés par les travaux. Scénario classique après une rénovation : un point d’eau est supprimé ou un local fermé, mais la canalisation qui l’alimentait reste en place. L’eau y stagne en permanence. Chaque modification du réseau doit s’accompagner de la suppression des tronçons devenus inutiles.

Traiter sans chercher la cause. Un choc thermique ou chimique fait baisser le résultat suivant. Si la boucle reste déséquilibrée, la contamination revient quelques semaines plus tard, et l’on recommence.

Trois réflexes applicables tout de suite

  1. Relever les températures en sortie de production et en retour de boucle, puis les noter avec la date dans le carnet ou le fichier sanitaire. C’est le meilleur indicateur, et le moins cher.
  2. Faire couler les points peu utilisés deux à trois minutes chaque semaine : douches de logements vacants, vestiaires fermés, locaux techniques.
  3. Demander un schéma à jour du réseau. Sans plan, impossible de repérer les bras morts ni de choisir des points de prélèvement représentatifs.

Ce que nous faisons sur ces réseaux

Les analyses relèvent d’un laboratoire accrédité, l’analyse des risques d’un professionnel qualifié. Notre rôle se situe après : réaliser les travaux de plomberie que ces diagnostics identifient. Remplacement de canalisations, modification du réseau pour supprimer les bras morts. Et la coordination avec les autres corps d’état quand les travaux touchent un faux plafond ou une gaine.

Sur un immeuble occupé, l’enjeu est de couper l’eau chaude le moins longtemps possible. Nous coordonnons les coupures pour limiter la gêne des résidents. Pour un chantier qui mobilise plusieurs métiers, Rolaix 7ONE, notre offre tous corps d’état, réunit les 8 expertises du groupe sous un seul interlocuteur.

Un réseau sous contrôle, avant que l’ARS ne le demande

À retenir

Une eau qui circule, chaude jusqu'au bout de la boucle, et dont on garde la trace

Circulation
Température
Traçabilité

ERP avec douches

Surveillance obligatoire et évaluation des risques

Analyses annuelles, relevés de température, fichier sanitaire, et une évaluation à boucler avant 2029 pour les établissements listés.

Copropriété et logement collectif

Températures obligatoires, analyses recommandées

Pas d'analyse imposée, mais un entretien dont le syndic répond, et des relevés qui protègent en cas d'enquête.

Retour de boucle trop froid, bras mort ou analyse hors seuil sur un immeuble des Bouches-du-Rhône. Nous réalisons les travaux correctifs, avec un seul interlocuteur et un devis sous 48 h. Le groupe affiche plus de 10 000 interventions par an.

Pour un ERP avec douches, l’obligation est claire et ancienne : températures relevées, analyses annuelles, seuil de 1 000 UFC/L, fichier sanitaire à jour. S’y ajoute, pour une large partie des établissements, une évaluation des risques à boucler avant 2029. Pour une copropriété, aucun texte n’impose d’analyse, mais les températures de 2005 s’appliquent et la responsabilité du syndic peut être engagée en cas de manquement.

Dans les deux cas, la même logique protège : une eau qui circule, chaude jusqu’au bout de la boucle, et dont on garde la trace. Les règles évoluent, et chaque bâtiment a ses particularités. Pour une situation précise, rapprochez-vous de l’ARS ou d’un professionnel qualifié en réseaux d’eau sanitaire.

Une analyse hors seuil, un retour de boucle trop froid ou des bras morts à supprimer sur un immeuble des Bouches-du-Rhône ? Le Groupe Rolaix intervient sur Vitrolles, Marseille, Aix-en-Provence et toute la région PACA, avec un devis sous 48 h pour les travaux planifiés. Pour une fuite ou une urgence sur le réseau, appelez le 04 42 46 48 95.

Informations réglementaires vérifiées en octobre 2026.

Sources

Questions fréquentes

Qui choisit les points de prélèvement ?

Le responsable des installations, c'est-à-dire le syndic ou le bailleur en habitat collectif. L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes lui demande d'élaborer une **stratégie d'échantillonnage** à partir de sa connaissance du réseau. Les points à privilégier sont ceux où l'eau stagne, tiédit ou se mélange à l'eau froide, et les zones mal équilibrées. D'où l'intérêt d'un plan à jour : sans lui, le laboratoire prélève au hasard.

Un locataire peut-il exiger une analyse de l'eau chaude ?

Aucun texte ne donne au locataire un droit direct à une analyse légionelle. En revanche, le logement doit être **décent**. Les équipements d'eau chaude doivent être en bon état, et les canalisations sans risque manifeste pour la santé. En cas de doute sérieux, le locataire signale le problème au bailleur, qui saisit le syndic. Si rien ne bouge, l'ARS peut être sollicitée.

Un bureau sans douche est-il concerné par la surveillance ?

En principe non. L'arrêté du 1er février 2010 vise les ERP dotés de **points d'usage à risque**, qui produisent des aérosols d'eau chaude : douches, douchettes, bains à remous. Des bureaux équipés uniquement de lavabos sortent de ce champ. Les plafonds anti-brûlure de l'arrêté du 30 novembre 2005 s'appliquent en revanche aussi aux locaux de travail. Un vestiaire avec douches change la donne : il faut alors vérifier sa situation précise.

Faut-il un laboratoire particulier pour les prélèvements ?

Oui. Pour un ERP soumis à l'arrêté de 2010, prélèvements et analyses reviennent à un laboratoire **accrédité COFRAC** pour les légionelles, ou équivalent européen. Un kit d'autocontrôle ou un laboratoire non accrédité ne vaut pas preuve réglementaire. En copropriété, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes recommande la même exigence pour que le résultat soit exploitable. La liste des laboratoires accrédités se consulte sur le site du COFRAC.

Un chauffe-eau individuel dans chaque logement est-il visé ?

Non, pas par la surveillance collective. L'arrêté du 30 décembre 2022 exclut explicitement les **installations privatives** à l'intérieur des logements, et l'arrêté de 2010 ne vise que les réseaux collectifs. La prévention reste utile. Après une absence prolongée, l'ARS recommande de laisser couler l'eau chaude et froide deux à trois minutes avant la douche. Le syndic n'a pas la main sur ces équipements, qui relèvent de chaque occupant ou de son bailleur.

Faut-il signaler une contamination à l'ARS ?

Dans un immeuble d'habitation, les textes cités ici n'imposent pas de déclaration. L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes invite toutefois bailleurs et syndics à **lui signaler** un réseau contaminé, pour vérifier qu'aucun cas de légionellose n'est lié à l'immeuble. Dans un ERP, le fichier sanitaire reste à la disposition des autorités, qui peuvent exiger une surveillance renforcée. Pour un ERP, la conduite à tenir se valide avec la délégation départementale de l'ARS.

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